Le
pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii) est un champignon basidiomycète de la famille des pleurotacées.
Son nom (scientifique et français) provient des ombellifères du genre Eryngium auxquelles il est inféodé.
Chapeau 5 à 8 cm, convexe puis aplani à déprimé, brun-beige, vergeté de petites lignes radiales ; marge enroulée.
Lames blanches, peu serrées, inégales ; sporée blanche.
Pied 4 à 6 cm, épais, souvent (mais pas toujours) excentré.
Chair épaisse, ferme, blanche ; odeur faible, saveur douce.
Il s'agit d'une espèce très polymorphe pouvant prendre l'aspect d'une langue, commun chez les pleurotes, ou au contraire celui d'un tricholome.

Plutôt méridional, ce pleurote pousse en terrain dégagé sur les racines des panicauts, faux chardons du genre Eryngium, notamment sur le panicaut champêtre et le panicaut maritime.
Le pleurote du panicaut, appelé "argouane" dans certaines régions, est un excellent comestible. Sa culture a été entreprise, mais à une moindre échelle que Pleurotus ostreatus.
La pleurote du panicaut, comme tout champignon, renforce le système immunitaire. Mais selon l'ouvrage Anticancer du psychiatre et chercheur en neurosciences David Servan-Schreiber qui s'appuie sur de nombreuses études, la pleurote du panicaut serait le champignon le plus efficace en la matière, ce qui en fait un des aliments luttant le plus efficacement contre le cancer, mais également contre toute bactérie nuisible ou virus qui "attaque" notre organisme.
Recette pour 4 personnes :
1. Faire revenir une échalote hachée dans du beurre.
2. Ajouter 500 g de pleurotes émincés et les faire revenir pendant environ 15 minutes.
3. Ajouter des herbes fraîches (persil, ciboulette ou basilic).
4. Assaisonner avec sel et poivre.
5. Ajouter de la crème fraîche.
Cette préparation se prête à être servie avec du riz, des pâtes ou des toasts. Elle peut également accompagner un poisson ou une viande.
Il existe une variété ferulae, plus grande, poussant sur les racines des férules, d'autres poussant sur les Laserpitium. Il ne présente guère de risque de confusion, du fait de sa stricte dépendance du panicaut ou de ces autres ombellifères.
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